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Edouard Cointreau : « l’édition culinaire a connu un essor extraordinaire »
20/02/2012
Fondateur du magazine Gourmand, fasciné par la progression constante depuis presque dix ans du marché du livre de cuisine et de gastronomie, Edouard Cointreau est à l’origine du Festival international du livre culinaire, qu’il organise pour la troisième fois au Cent quatre, à Paris, du 7 au 11 mars.
Livres Hebdo – Comment vous est venu le projet du Festival du livre culinaire ?
Edouard Cointreau – C’est le salon du livre jeunesse de Bologne qui m’a servi de modèle. Ce secteur, que je connais depuis 17 ans grâce aux Gourmand Cookbook Awards [des prix pour des livres de cuisine, ndlr], peine à trouver sa place dans les grands salons internationaux. Il paraissait de plus en plus nécessaire de lui offrir une rencontre spécialisée.
Le pari n’était-il pas risqué ?
L’édition culinaire est encore considérée comme une niche, alors que c’est un secteur qui s’est développé de manière extraordinaire au niveau mondial. Il y a eu un boum en Asie, en Amérique latine et même en Afrique. Les émissions télévisées sont un déclencheur : les gens veulent ensuite acquérir le livre de l’animateur ou du chef.
Le succès est donc au rendez-vous.
Chaque édition est meilleure que la précédente. Cette année, les inscriptions des visiteurs ont progressé de 30%, et la part des visiteurs hors Europe est passé de 28 % à 40 %.
Pourquoi Paris ?
La France est le phare de la gastronomie mondiale, et Paris la première destination touristique au monde : nous ne pouvions pas faire ce salon ailleurs ! En termes d’image, cela lui donne une crédibilité énorme.
Qu’en est-il de la partie professionnelle ?
C’est celle qui se développe le plus. Les deux premières années, deux jours étaient consacrés aux professionnels, et deux jours au public. Les éditeurs présents ont réclamé une journée de plus : ils ont l’habitude, à Londres ou Francfort, de travailler sur trois jours. Nous nous sommes alignés sur le rythme des grandes foires internationales. Cette année, trois jours de rencontres professionnelles précéderont le week-end, qui est un succès en termes de vente au public.
Propos recueillis par Fanny Taillandier