Les « Talentueux indés » se retrouvent au Salon du livre

16/03/2015

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Vingt éditeurs francophones indépendants se retrouvent le 21 mars au Salon du livre de Paris dans le cadre de la journée de rencontres professionnelles « Talentueux indés »  imaginée par l’agence Astier-Pécher.

Talentueux indés est une journée professionnelle dont le but est d’initier des rencontres,et si possible de générer des échanges de droits, entre 20 éditeurs francophones indépendants et des acteurs non francophones du livre. Le concept– une première à Paris – a été lancé par l’agence Astier-Pécher, dont le dirigeant Pierre Astier s’est inspiré de ce qu’il a vu dans plusieurs salons étrangers (Mexique, Taïwan) où des éditeurs indépendants bénéficient d’un espace dédié pour présenter leur activité et vendre leurs droits à l’international. Au Salon du livre de Paris, « un tel espace manquait », estime Pierre Astier, alors même que le français est l’une des langues les plus traduites dans le monde. Parmi les 20 éditeurs présents, 8 sont franciliens, 4 sont basés en région et 8 viennent de l’étranger, dont Nevicata à Bruxelles, Barzakh à Alger, Elyzad à Tunis,Proximité à Yaoundé ou Zoé à Genève.

Fiction le matin, non-fiction l’après-midi, chacun aura sept minutes pour se présenter devant un auditoire d’une grosse centaine de professionnels ayant réservé leur place. Seront notamment présents des représentants de Fischer Verlag (Allemagne), Grijalbo (Espagne), des éditeurs anglais, brésilien, italiens,polonais, tchèques, lettons... Un service de traduction sera assuré en simultané. « J’ai demandé à nos intervenants d’être rapides, clairs, et punchy dans leurs prises de parole, confie Pierre Astier. L’idée est, qu’ensuite, des échanges plus poussés aient lieu dans les mini-stands mis à disposition de chaque éditeur. »

Talentueux indés pourrait aussi donner des idées aux acteurs français puisque l’Hexagone importe encore assez peu de livres francophones. L’un des éditeurs présents, Barzakh, qui a notamment découvert Kamel Daoud, a ainsi cédé les droits de Meursault, contre-enquête à Actes Sud pour la publication en France. « Beaucoup d’acteurs francophones renoncent à publier eux-mêmes en France parce que c’est trop compliqué. Il leur reste alors la solution de la coédition ou de la cession de droits, souligne l’organisateur de la journée. Le problème trouve aussi sa source dans la presse, les circuits de promotion et les prix littéraires qui s’intéressent trop peu aux livres qui ne viennent pas de France. »

Charles Knappek